DECES DE L’ANCIEN SECRETAIRE ADJOINT DU CONSEIL NATIONAL DE SECURITE, M. MARCEL NTSOUROU

BRAZZAVILLE, 18 FEV (ACI) – Le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Brazzaville, M. André Ngakala Oko a annoncé, le 17 février à Brazzaville, le décès de l’ancien secrétaire adjoint du conseil national de sécurité, le colonel Marcel Ntsourou.

Cette annonce a été faite lors d’une communication de presse rendu public le 17 février 2017 après que les services de santé de la maison d’arrêt central de Brazzaville ait rendu compte du décès du colonel Marcel Ntsourou.

« Détenu à la maison d’arrêt central de Brazzaville où il purgeait une peine d’emprisonnement à perpétuité, M. Marcel Ntsourou avait sollicité et obtenu depuis plus d’une années la possibilité de cohabité dans sa cellule avec son neveu M. Franck Mbani condamné au même titre que lui », a indiqué le procureur Ngakala.

M. Ngakala a expliqué que c’est le neveu du défunt, M. Franck Mbani qui a alerté le directeur de la maison d’arrêt central de Brazzaville de ce que son oncle et codétenu, M. Ntsourou venait de faire un malaise. Arrivé sur les lieux, le directeur et le médecin de la maison d’arrêt ont été informés par le nommé Franck Mbani du fait que tous les deux ont passé une nuit paisible et ont connu un réveil normal.
C’est ainsi que constatant la gravité dudit malaise, ils l’ont conduit d’urgence, à l’hôpital central des armées Pierre Mobengo de Brazzaville où il a été cliniquement constaté son décès, précise la communication.

Le procureur du parquet central de Brazzaville a, à cet effet, demandé à la police judiciaire d’ouvrir une enquête et de procéder à l’audition de M. Franck Mbani pour élucider les circonstances de la survenance du malaise de celui-ci.

Pour sa part, Le médecin général, directeur central des services de santé des armées, M. Pascal Ibata a reconnu, dans un communiqué de presse, avoir examiné en urgence et relevé que M. Ntsourou ne présentait aucune lésion externe apparente, il a été cliniquement constaté son décès par un Arrêt Cardio-Respiratoire ( AVC).

Poursuivi depuis 2012, le colonel Ntsourou a été arrêté en septembre 2014, après une perquisition à son domicile. Condamné aux travaux forcés à perpétuité, il a été reconnu coupable de rébellion, détention illégale d’arme de guerre, coups et blessures volontaire et assassinats suite à de violents affrontements en plein capitale entre ses miliciens et l’armée congolaise.

Il a connu ses premiers ennuis avec la justice congolaise lors des explosions du 4 mars 2012 au cours desquelles, il a avait été condamné à deux ans de prison avec sursis. A l’issue de ce premier procès , il avait été rétrogradé soldat de deuxième classe. (ACI)

Sosthène MILANDOU