DES PROJETS RETENUS POUR L’UTILISATION DES FONDS DE L’EMPRUNT OBLIGATAIRE

 

BRAZZAVILLE, 21  JAN (ACI)- Le  ministère  des finances et du budget a  publié, à Brazzaville, les affectations financières faites aux différents projets retenus pour l’utilisation de 192 milliards 304 millions de FCFA obtenus à la suite de l’emprunt obligataire lancé  5 décembre 2016 par l’Etat congolais.

 Cette publication du gouvernement porte des montants précis alloués à chaque projet que  l’Etat va réaliser pendant l’année en cours. L’argent obtenu à l’issue de l’emprunt obligataire lancé sur le marché financier de la Communauté Economique et Monétaire  de l’Afrique Centrale (CEMAC) va servir à plusieurs projets et dans divers domaines. Les Grands travaux ont eu   68 milliards de francs CFA pour poursuivre les travaux en cours, en initier d’autres et coordonner les chantiers sélectionnés dans les départements ministériels.

Le gouvernement a prévu construire avec une partie de cet argent, des logements sociaux dans les différentes villes du pays. Le ministère de la construction bénéficiera pour cette activité une enveloppe de l’ordre de 14 milliards de francs CFA. De même, une ligne de 54 milliards de FCFA a été créée pour construire la Cité internationale des affaires à Brazzaville.

Dans la poursuite de son vaste programme de construction de douze hôpitaux généraux dans les départements du pays, le gouvernement va consacrer 20 milliards de francs CFA pour permettre au ministère de la santé de mener à bien ce projet. Ces hôpitaux généraux sont construits par la société brésilienne ASPERBRAS. Elle avait arrêté certains travaux faute de financement. Grâce au fruit de cet emprunt obligataire dont le taux de remboursement est de 6,5%, cet important programme d’infrastructures sanitaires devra se poursuivre tranquillement.

S’agissant de la réhabilitation des routes  aménagées, 13 milliards 400 millions de francs CFA sont prévus. Une somme de 25 milliards de FCFA sera également dégagée pour la construction de la route Dolisie-Brazzaville. En fait, il s’agit d’une dette que le gouvernement doit rembourser à la société chinoise qui a déjà construit et livré l’infrastructure. La route est opérationnelle depuis l’année dernière, plusieurs transporteurs en commun l’utilisent. Mais, à l’instar de nombreuses entreprises chinoises, l’Etat n’a pas été en mesure de payer intégralement la facture des travaux suite au contexte économique et financier actuel très délicat. La Chine avait alors consenti de racheter toutes ces dettes auprès de l’Etat, et au Congo de rembourser progressivement.

D’autres secteurs prioritaires comme l’eau et l’électricité ne sont pas en marge du partage des fonds de l’emprunt obligataire.  Pour ce faire,  15 milliards de FCFA sont injectés pour la réalisation de certains projets dont l’électrification du complexe industriel de Maloukou situé à 80 Km au nord de Brazzaville. Cette zone industrielle, comprenant une vingtaine d’unités de production, est très attendue par les jeunes et autres sans-emplois, car elle créera jusqu’à 20.000 emplois, selon les autorités.

L’enseignement supérieur prendra, quant à lui, une enveloppe garnie de 15 milliards de francs CFA. De l’argent qui servira assurément à améliorer les conditions de travail des enseignants et des étudiants de l’université Marien Ngouabi dont les structures ont connu un début de modernisation grâce à la coopération avec la Chine.

A cet effet,  15 milliards de francs CFA seront décaissés pour le compte des travaux de l’université Denis Sassou N’Guesso à Kintélé, dans la banlieue nord de Brazzaville. Ces dépenses font un total de 156  milliards  400 millions de francs CFA.

Eu égard de l’argent recueillis dans le cadre de l’emprunt,  le gouvernement doit  rembourser  une dette de l’ordre de 48 milliards de Francs CFA, contractée auprès d’un pool bancaire.  Sur ce, il ne devra rester en tout que 102 milliards pour financer tous ces projets retenus au titre de l’année 2017. C’est dire que le gouvernement trouvera des ressources additionnelles pour que tous les chantiers évoluent normalement et aillent jusqu’au bout.

Au terme de la séance de dépouillement organisée le 28 décembre de l’année écoulée, suite à la clôture de la période de souscription, les statistiques ont établi que l’emprunt a été souscrit à hauteur de 28,20 %, selon le communiqué du ministère des finances, rappelle-t-on. (ACI)