La banque mondiale appui l’investissement dans le secteur de l’education

BRAZZAVILLE, 09 NOV(ACI)- Le représentant résident de la Banque Mondiale au Congo, M. Djibrilla Issa a relevé le  9 novembre à Brazzaville, l’impérieuse nécessité pour cette institution financière internationale d’appuyer le gouvernement congolais dans  l’investissement du secteur d’éducation, un puissant levier pour réduire l’extrême pauvreté.

Dans son mot de circonstance lors de la rencontre de concertation et d’échanges entre cette institution financière,  les deux chambres parlementaires de la République,  s’occupant des questions d’éducation, il a fait comprendre que «  c’est par l’éducation et le capital humain que les pays  pauvres hier sont devenus  émergents. Le Congo pour  atteindre l’émergence, créer la richesse nécessaire et réduire  la pauvreté de 35 % à  3 % à l’horizon 2030, doit  mettre l’accent sur le capital humain ».

C’est par  l’éducation que les enfants issus des familles non aisées, peuvent acquérir  les connaissances et briser la transmission intergénérationnelles de la pauvreté et bénéficier aussi de la prospérité , a poursuivi l’orateur.

C’est dans cette optique a-t- il indiqué que la Banque Mondiale encourage et appui les pays à investir dans l’éducation selon trois principes à savoir, l’offre suffisante, qualité et pertinence pour répondre aux besoins de l’économie et du marché du travail.

L’engagement de  cette institution financière a évolué en deux phases, notamment celle dite de reconstruction qui couvre  la période de 2004-2013. A cette phase,  l’apport de la Banque Mondiale  s’est focalisée sur les besoins immédiats  de reconstruction et de renouvellement du système d’éducation primaire, avec comme objectif principal de contribuer à augmenter  le taux de scolarisation primaire, a-t-il expliqué.

Entre 2004-2013, à travers le Projet d’Appui à l’Education de Base (PRAEBASE) financé à hauteur  de 50 millions de dollars américains,  des résultats probants ont été atteints entre autres, la réhabilitation et expansion de l’infrastructure scolaire, avec la construction de plus de 1000 salles de classes, l’appui  à la révision des programmes scolaires  pour le primaire et le secondaire. Ainsi, plus de 1 mille 250 manuels scolaires et des guides pour les enseignants ont été distribués. Aussi, l’augmentation des taux de scolarisation  et d’achèvement au primaire, qui sont passés durant la période de mise en œuvre du projet. La parité filles- garçons atteinte en 2011-2017 au niveau du cycle primaire avec un ratio de 1,06, a-t- il précisé.

S’agissant de la seconde phase qui court depuis 2014 jusqu’à la période  actuelle, l’enjeu est d’augmenter la quantité de l’offre, mais aussi et surtout la qualité et la pertinence. Les appuis accordent désormais une grande priorité à la qualité et à l’apprentissage, tout en continuant à appuyer l’augmentation de l’accès de tous à l’éducation.

Le président  de la commission permanente éducation, culture, science et technologie au Sénat, M. Lazard Mouanga Nkeoua a pour sa part,   affirmé que « le droit à l’éducation est sans conteste un droit fondamental. L’éducation étant un facteur crucial du développement, dont sa mission  est de transformer l’homme, cette ressource naturelle abondante en vue de faire le capital le plus précieux ».

« Si l’éducation est bien adaptée, le processus d’éducation abouti inéluctablement à un produit de très haute valeur ajoutée. Pilier de la République, l’école est donc indispensable au développement, à la prospérité et au relève de la nation »,a-t-il notamment renchéri.

Sur le bien- fondé de cette session d’information et d’échanges entre les parlementaires et la Banque Mondiale, la vice- présidente de la commission économique et finances à la chambre basse du parlement, Mme Isabelle  Fila Lemina  a fait savoir que les représentants nationaux ont entre autres devoirs de contrôler l’exécutif dans l’utilisation des fonds qui lui ont été alloués.

La Banque mondiale est l’un des grands partenaires du secteur de l’éducation. Elle est un acteur clé du partenariat mondial pour l’éducation, auquel le Congo a adhéré en septembre 2015 et rejoint les 61 pays. (ACI)

Marna MANKENI